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Conférence grand public

Conférence grand public en partenariat avec la Cité du Design

« Handicap, Design, Inclusion ... Une ville en partage »

Vendredi 14 Octobre 2016 de 19 à 21 heures, grand amphithéâtre du palais des congrès

 
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Organisée dans le cadre du congrès de la SOFMER, cette conférence a pour but de faire connaître aux habitants de Saint Etienne et de sa région les valeurs ajoutées au patrimoine local autour des notions de différence et de handicap et sous des angles nouveaux, à la fois scientifique et technologique pour leur faire vivre l’ambiance du congrès, et aussi artistique et ludique pour les amener à une réflexion sur leur immersion sociale, choisie ou subie, jamais indifférente.

A cette occasion, ils partageront les points de vue de 3 grands témoins, architecte, designer et coordonnateur de projet innovation sur le thème de l’inclusion, ponctués des commentaires d’un animateur médecin, et illustrés par des extraits de vie quotidienne, sur scène et à l’écran.

Le thème de la conférence : « Handicap, Design et Inclusion ... Une ville en partage » reprend en filigrane la thématique du congrès de la SOFMER. En effet, le Handicap est présent dans la plupart des sessions scientifiques, le Design identifie fortement Saint-Etienne, et l’Inclusion est un objectif commun aux missions de la Médecine Physique et de Réadaptation (MPR), soutenue dans la loi du 11 février 2005 pour l'égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées.

Enfin, « Une ville en partage » est le fil conducteur de la 4ème édition de l’opération municipale qui vise à changer le regard sur le handicap. Le slogan du congrès « Défi, Science et Handicap » trouve ici tous son sens. 
   
Docteur Gérald Kierzek La conférence proposera 3 présentations scientifiques et techniques sur les rapports entre l’homme et son environnement, alternant avec 3 interventions artistiques proposées par l’ensemble Stela, la Compagnie Danses en l’R et Les Moyens du Bord.
L’animation sera assurée par le Docteur Gérald Kierzek, chroniqueur santé d’Europe 1.

Pour accueillir le plus grand nombre, une traduction en langue des signes et une audio- description de la conférence seront proposées. 
   
Dominique Vigier Le premier tableau abordera la question du corps dans l’espace, l’architecture et le bien-être : La différence fabrique l’Espace ...
Par Monsieur Dominique Vigier, architecte enseignant à l’École nationale supérieure d'architecture de Saint-Étienne.


Dominique Vigier : La différence fabrique l’espace
L’espace d’architecture : Précisions sur la différence entre construction et architecture de l’espace à vivre.
Les différentes échelles : De la grande échelle à celle du dedans et du détail, le continuum de l’espace dans lequel on vit convoque la nécessité du soin et de la différence comme constituants de l’espace d’architecture.
Les flux, la dynamique, le mouvement, la statique : Il n’y a pas seulement le monde en mouvement qui devrait avec les contingences économiques conditionner la fabrication des espaces à vivre mais aussi la statique et la contemplation pour la partie stable de l’espace.
Ici et maintenant : Les réponses spatialisées aux questions d'aménagement sont liées étroitement aux contextes. A partir d’énoncés généralistes, les mises en forme sont essentiellement fonction des lieux.

Le propos est illustré par des photographies extraites de réalisations architecturales. 
   
Intermède 2 : « DO – Projet D-Code », vidéodanse de Martin Persiel / Cie Danses en l’R (2013) 
Bouleversé par sa rencontre avec David Toole, danseur professionnel en situation de handicap, le chorégraphe

Eric Languet anime depuis huit ans, avec sa compagnie, des ateliers de danse intégrée et invite les danseurs, porteurs de handicaps comme valides, à investir l’espace public. Do est l’histoire de deux hommes, l’un valide, l’autre en fauteuil roulant, qui jouent aux dominos quand une femme s’approche d’eux... 
   
Roxane Andrès Le second tableau présentera un travail de création et de recherche fortement lié au domaine médical et social, expression d’un design participatif : « De la reconstruction corporelle à l’auto-construction »
Par Madame Roxane Andres, plasticienne-designer, de l’Atelier Design Recherche Création à Lyon. 


Roxane Andrès : De la reconstruction corporelle à l’auto-construction
“La question de la reconstruction corporelle amène la médecine à se confronter à l’image du corps : à l’image extérieure d’une part, celle que les autres perçoivent, et à l’image de soi d’autre part, celle qui correspond au ressenti de chacun face à l’introduction d’un corps étranger ou à un corps qui se morcèle de plus en plus. Greffes, prothèses, implants sont des opérations de chirurgie lourde qui actualisent l’homme-machine de Descartes (et de La Mettrie). Pour contrecarrer les déficiences de la machine humaine, la médecine rêve depuis longtemps de lui fabriquer des pièces de rechange. Ainsi, le corps biologique se couple avec d’autres corps ou son propre corps, avec des objets et même avec l’animal.
Ce bouleversement du rapport entre la médecine et le corps entraîne une réflexion sur le statut de la réparation artificielle : doit-elle procéder par imitation physique et fonctionnelle ou par extension ? Une même réalité fait se rejoindre médecins et artistes autour de la question de l’augmentation du corps. Pouvons-nous inventer de nouvelles fonctions, et dans ce cas augmenter le corps de nouvelles capacités ? Le dispositif médical pourrait-il apporter une autre expérience des sens ou en ajouter ? Permettraient-elles l’augmentation, non pas seulement physique, mais sensorielle ?
Le corps rejoint dès lors des dispositions imaginaires qui s’inscrivent dans une perspective fictive ou même légendaire.
Que peuvent provoquer ces évolutions biotechnologiques sur l’image et l’imaginaire du corps ? L’affranchissement du corps naturel peut-il mener à un corps personnalisable ?
L’ouverture sensorielle de l’objet ne pourrait-elle pas apporter de nouvelles perceptions, une nouvelle écoute des différences et ainsi valoriser le handicap ? Le handicap ne pourrait-il pas, dès lors, nous faire accéder à un monde sensible capable de créer de nouveaux liens, une nouvelle perception de l’autre ?
Comment rendre perceptible l’état émotionnel d’une personne ? Quels peuvent être les moyens et les supports pour le traduire ?” 
   
Intermède 2 : extrait de « Au Fil de nos Fragilités #2 » (titre provisoire), vidéodanse de Raphaëlle Bruyas / Cie Danses en l’R (2016)

Deuxième et dernier volet du projet participatif « Au fil de Nos Fragilités » initié lors du Festival DADC #5. La création danse//cinéma//arts plastiques engagée sur deux ans avec le chorégraphe Eric Languet, la réalisatrice Raphaëlle Bruyas et la plasticienne Annick Picchio, a abouti à la réalisation de ce court-métrage dansé à l’Hôtel Colcombet avec un groupe mêlant danseurs professionnels, habitants ordinaires et habitants en situation de handicap.
Le film sera projeté en première dans le cadre de l’installation photo//vidéo//arts plastiques présenté du 30 septembre au 9 octobre 2016 à l’Atelier des Charrons de Saint-Etienne.

Au total, 19 stéphanois se sont investis dans ce travail de création artistique partagé, porté par Stéla- DesArts//DesCinés en partenariat avec Les Moyens du Bord, Egalité Citoyenneté Handicap et AIMCP Loire. 
   
Le troisième tableau exposera comment le robot peut devenir un support de connexion entre l’enfant malade et son environnement : « Objets connectés comme lien humain , avec la participation du robot-lycéen, de Madame Edwige Coureau-Falquerho, chercheuse, de Monsieur Olivier Pichon, enseignant et de Monsieur Alexandre Pennaneac’h, coordonnateur projets innovation à Cité du design (projet innovation région). 

Edwige COUREAU-FALQUERHO/ Olivier PICHON / Alexandre PENNANEAC’H : Objets connectés comme lien humain.
“Le lycée et le cursus du Lycéen dans son établissement s’inscrivent tout à la fois dans l’acquisition académique d’un référentiel mais celle-ci n’est rendue possible que par le concours de l’acte social consistant à se rendre en cours. Ou pas. Dès lors, qu’advient-il de l’individu qui se voit - de manière prolongée ou permanente – exclu de ce système ? C’est pour souscrire à cette situation que la Région Auvergne Rhône Alpes a choisi de déployer une réponse robotique, qui permettrait à l’élève d’assurer une continuité relationnelle au sein de son établissement tout en investissant un moyen prospectif qui réinterroge l’acte d’enseigner dans l’ensemble de l’écosystème du lycée... Un robot au lycée pour suivre les cours à distance ! Oui mais alors, quelle place donner aux temps off de l’enseignement (récréations, repas...) ? Quel(s) arbitrage(s) appliquer sur le fait d’introduire un appareil de visionnage dans un espace d’enseignement, jusqu’alors fermé ? Comment appréhender l’arrivée d’un tiers (aidant, famille, soignant...) dans une situation de cours ? Quel(s) contrôle(s) partagé(s) de l’intimité de l’élève, de sa turbulence déportée, de son niveau de fatigue et/ou d’implication ?... Autant de questions que de situations, qu’il était nécessaire d’aborder, tant dans la scénarisation, que l’expérimentation voire l’application. Quel(s) retour(s) d’expérience(s) à ce jour ? Autant de points de vue qui seront partagés par un enseignant, une chercheuse et un conducteur de projet, tous trois interfaces de ce dispositif à une période de son déploiement. 
   
Final : extrait de « Ma vie sans bal », conférence dansée de la Compagnie Danses en l’R

Dans cette conférence dansée de trente minutes, Eric Languet et Wilson Payet abordent de façon légère et décomplexée le handicap dans toutes ses dimensions : sociale, symbolique, philosophique et poétique.
Forts d’une expérience de 15 ans en danse intégrée (*), ils nous livrent en mouvements et en mots leur vision à la fois réaliste, provocante et émouvante de ces mondes que l’on réunit sous le terme générique de « Handicap ».

(*) Danse intégrée : Ateliers de danse intégrant des personnes handicapées et des personnes porteuses de normalité. 
   
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Mise à jour le 01-09-2016 à 15:26:09